Le monde du secteur privé est en conclave, au Conseil national du patronat, depuis ce jeudi 23 avril 2019, dans le cadre de la 3e édition de la Journée de l’entreprise privée autour du thème : « Nouveaux corridors de développement et zones économiques : quel impact sur l’entreprise malienne et quelle contribution à la paix, à quelle condition ? ». Outre les échanges-débats, il est prévu de partage d’expériences d’entreprises ainsi que des expositions des produits lors de ce rendez-vous qui durera deux jours.

L’ouverture des travaux était présidée par le secrétaire général du ministère du Développement industriel et de la promotion des investissements, M. Ibrahim Hama, en présence du président du CNPM, Mamadou Sinsy Coulibaly. On y notait également la présence de l’ambassadeur du Danemark au Mali ainsi que de nombreux autres partenaires.
Selon Mamadou Sinsy Coulibaly, l’initiative est partie il y a deux ans, quand le Conseil national du patronat du Mali prenait le pari d’organiser la journée de l’entreprise, comme une contribution du secteur privé malien à la mise en œuvre de la Loi d’orientation du secteur privé.
Cette initiative, soutenue par l’ambassade royale du Danemark, en son temps, avait pour ambition de devenir le cadre de référence de discussions sur des questions touchant le monde des entreprises.
« Convaincu de la pertinence de cette activité et de son importance, le CNPM a décidé de perpétuer cette initiative, à travers la tenue de cette troisième édition, pour l’organisation de laquelle, il a noué un partenariat avec le ministère du Développement industriel et de la promotion des investissements, à travers le secrétariat technique permanent du conseil supérieur du secteur privé », a expliqué le président du CNPM.
Cette troisième édition est placée sous le thème : « Nouveaux corridors de développement et zones économiques : quel impact sur l’entreprise malienne et quelle contribution à la paix, à quelle condition ? »
Ce thème traduit, selon M. Coulibaly, la volonté des entreprises maliennes de saisir l’opportunité offerte par l’État du Mali, à travers la création de nouveaux corridors et de zones économiques spéciales devant contribuer au renforcement et à l’accélération de la croissance économique via des instruments bien encadrés, techniquement dotés ainsi qu’un arsenal juridique, financier et matériel adéquats.
« Pour certains pays comme le nôtre enclavés, les corridors représentent une nouvelle chance de prendre une part importante à moyen et long termes, au commerce mondial. À condition toutefois qu’un certain nombre de prérequis soient réunis », a-t-il martelé.
Les échanges et discussions qui se tiendront durant ces deux jours nous permettront, à l’aune de ce qui se fait déjà de mieux ici et des expériences d’ailleurs, de dégager des recommandations fortes permettant à l’ensemble du secteur privé malien de tirer le maximum de profit de ces opportunités que représentent les corridors et les zones économiques, en vue de plus de création, de richesse et d’emploi, a espéré le patron des patrons maliens.
Aussi, les recommandations pertinentes issues de ces deux jours de réflexion alimenteront-elles le document de plaidoyer du secteur privé en faveur d’une opérationnalisation rapide des corridors et zones économiques qui sont encore au stade de gestation.
Le secrétaire général du ministère du Développement industriel a invité les acteurs du secteur privé à assumer leur rôle de moteur dans la croissance économique du Mali. Car la réponse de la crise sécuritaire que le pays traverse actuellement n’est pas seulement militaire. Il a également souhaité que les acteurs du secteur privé ne se contentent pas seulement de célébrer, mais de d’évaluer le chemin parcouru pour constater les avancées et les faiblesses.
Source: Info-Matin